
Selon le Earth Policy Institute, environ 90% des habitants de Tokyo utilisent les transports en commun pour aller travailler, et 30% d’entre eux utilisent également un vélo pour se rendre à leur destination finale. Cela implique évidemment un trafic cycliste important dans la ville, et un besoin tout aussi important pour des parcs à vélos nombreux et surtout sécurisés.
Bien que l’encombrement provoqué par les vélos soit sans commune mesure avec celui de voitures garées au bord de la chaussée, leur présence en grand nombre sur les trottoirs de la ville est tout de même devenue un problème pour la municipalité.
C’est pour cette raison que Tokyo est l’un des premières villes à expérimenter des parkings automatiques pour vélos. Grâce à ces kiosques à vélos souterrains, qui fonctionnement un peu sur le mode de nos anciens juke-boxes, les tokyoïtes peuvent désormais garer leur cycles automatiquement et en toute sécurité. En plus des vélos, ils permettent également de laisser « en consigne » des accessoires comme un casque ou un sac de voyage. Cliquez ici pour voir une vidéo du système en action.

La plupart de ces parcs nécessitent un abonnement mensuel d’environ 21 euros, avec des tarifs réduits pour les étudiants. Scanner sa carte d’abonné et déposer ou récupérer son vélo ne prend que quelques secondes, ce qui est tout à fait comparable avec le temps passé à mettre en place et verrouiller son indispensable cadenas dans le cas d’un stationnement sur un trottoir, la simplicité en plus.
Les kiosques déployés à Tokyo sous le nom d’ « Eco-Cycle » sont produits par la société japonaise Giken. A titre d’exemple, la station Sakai-gun compte pas moins de 1440 places de vélos souterraines et 260 en surface.

Plus proche de nous, les espagnols de Biceberg proposent également des parkings automatiques pour bicyclettes. La société propose deux produits complémentaires : Biceberg est un système de parking en sous-sol qui peut contenir jusqu’à 92 bicyclettes, tandis que Bigloo est un système en surface, abrité par une coque et où les vélos sont rangés via un système de rotation.
Ces innovations qui répondent de manière concrète aux préoccupations de cyclistes de plus en plus nombreux sont d’excellents exemples de technologies mises au service de l’éco-mobilité. Si vous souhaitez en savoir plus sur les innovations dans les parcs à vélos de part le monde (automatisés ou non), consultez sans plus attendre les études de cas de l’association anglaise Bikeoff.
Et vous, qu’en est-il dans votre ville? Pensez-vous que de tels systèmes soient susceptibles d’être déployés en France?