Archive for the ‘Non classé’ category

Stationnement, Bangr-Weoogo et botanique

octobre 26th, 2010

Plusieurs études, comme celle de JMJ conseil sur la presqu’île de Lyon, ont démontré un lien entre taux de rotation sur les places de stationnement et niveau de pollution. Selon l’étude en question, l’essentiel de la consommation de carburant dans les centre villes se fait dans les derniers mètres, lorsque le conducteur est à la recherche d’une place, et donc plus le taux de rotation des véhicules est rapide, moins cette distance est longue et moins forte est la pollution de l’air. L’étude se conclut sur un apparent paradoxe, selon lequel « moins les véhicules bougent, plus la pollution augmente ». Ainsi, l’exemple de la presqu’île de Lyon montre « qu’une meilleure rotation des voitures diviserait les émissions de pollution par quatre ».

Selon une information reprise dans 20 minutes, le ville de Grenoble s’apprêterait cependant à prouver le contraire, d’une manière peu orthodoxe mais pour le moins originale. Un projet d’écoparticipation citoyenne basé sur la vente de tickets de stationnement va en effet être mis en place par la municipalité de Grenoble afin de financer un conservatoire botanique au sein du parc urbain Bangr-Weoogo de Ouagadougou, au Burkina-Faso.

À partir de janvier prochain, 0,015 euro sera ainsi prélevé sur chaque ticket délivré par les horodateurs des parkings de la ville. Selon la municipalité, qui a estimé à 4 millions le nombre de tickets vendus chaque année, « l’écoparticipation annuelle destinée au projet de Ouagadougou pourrait atteindre 60 000 euros ».

Eclairage basse consommation: assurer la transition sans investissement

août 24th, 2010

basse consommationL’électricité est, comme chacun sait, un poste d’exploitation important pour les parcs en ouvrage, l’éclairage et la VMC comptant pour la majeure partie de la facture. Dans « Le Stationnement Urbain : Opérateurs, Marchés et concurrence » (2008), Fabrice Coletto-Labatte montre ainsi que la structure de coûts d’exploitation des parcs est assez homogène selon les projets: env. 55% sont liés aux coûts de possession (amortissements et provisions), 28% sont constitués de coûts directs de production (dont les principaux postes sont la masse salariale et l’électricité), et enfin 17% proviennent des coûts indirects (frais administratifs etc.). Mais la problématique dépasse bien entendu la seule logique économique: le Grenelle de l’Environnement prévoit le retrait du marché des ampoules grandes consommatrices d’énergie d’ici à 2012, et les initiatives visant à favoriser l’émergence d’éclairages plus « verts » se multiplient dans de nombreux secteurs d’activité, dont le stationnement.

La société Intelsteer France s’est ainsi donnée pour ambition de réduire la facture énergétique des exploitants de parc, par le biais d’un mode de financement pour le moins innovant: la société assure gratuitement la fourniture et l’installation d’ampoules basse consommation, et se rémunère en prélevant un pourcentage des économies d’énergie réalisées pendant cinq ans. Ce modèle – qui présente le grand avantage de ne pas nécessiter d’investissement initial – n’est pas sans rappeler celui proposé par CSPS en Chine, que nous avions déjà évoqué dans un article en août 2009. La société Intelsteer, forte de plusieurs années d’expérience dans la région Asie-Pacifique, se targue par ailleurs de proposer des produits particulièrement simples à installer, grâce à un ingénieux système d’adaptateurs qui permet d’éviter le renouvellement de toute l’infrastructure des luminaires.

Et vous, avez-vous franchi le pas de la basse consommation? Avez-vous pu estimer les économies d’énergie réalisées par ce biais? N’hésitez pas à partager votre expérience!

Stationnement et mobilité durable

janvier 28th, 2010

Voici une liste d’études et documents traitant du stationnement, et plus particulièrement de la place du stationnement dans une politique de mobilité durable.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, et sera complétée en fonction de nos trouvailles et de vos commentaires.

Stationnement gratuit pour les véhicules verts

décembre 11th, 2009

Nous avions évoqué sur ce blog l’expérience de Richmond upon Thames (UK) qui consistait à moduler le prix du stationnement en fonction du niveau d’émissions des véhicules.

La ville de Cagnes-Sur-Mer (Alpes-Maritimes) lui a emboité le pas le 4 décembre en votant la gratuité des parkings pour les véhicules émettant moins de 60g de CO2 par kilomètre. Cette mesure cible essentiellement les véhicules électriques, puisque les voitures « traditionnelles » les moins polluantes à ce jour, la Toyota Prius et la Smart Fortwo, émettent encore respectivement 89g et 88g de CO2 par kilomètre.

La gratuité nécessitera la pose sur le pare-brise d’un macaron spécifique faisant apparaître le numéro d’immatriculation, qui sera facturé 20€ par véhicule et par an.

La mairie s’était déjà distinguée en 2008 en fournissant à ses agents des vélos à assistance électrique afin de faciliter les trajets entre les différents bâtiments municipaux.

Payer son stationnement en fonction de ses émissions de CO2

octobre 1st, 2009

Réduction CO2Depuis quelques jours, vous garer dans le quartier londonien de Richmond upon Thames (UK) vous coutera plus ou moins cher selon le niveau d’émissions de CO2 de votre véhicule.

Selon ce nouveau mode de facturation, qui est une première mondiale, les automobilistes conduisant des voitures polluantes paieront une prime de 25% par rapport au prix de base, tandis que les véhicules écologiques paieront 25% de moins. Si le but déclaré est de contribuer à l’effort national de réduction des émissions de CO2, le conseil municipal souligne également que cette nouvelle mesure rapportera plus d’un demi-million de livres supplémentaires chaque année.

Le système mis en place repose sur l’utilisation d’une « Smartcard » développée spécialement par la ville, et sur une solution de paiement dématérialisé proposée par la société RingGo. Les automobilistes s’enregistrent et paient via leur téléphone, et à chaque inscription RingGo consulte une base de donnée nationale afin de déterminer le niveau d’émissions du véhicule et le niveau de facturation correspondant.

(PARK)ing : une place de stationnement vraiment écologique

septembre 3rd, 2009

Qui a dit que les places de stationnement étaient réservées aux véhicules?

Partant du principe que si l’on paie pour une place de stationnement, on a le droit d’y faire autre chose que de se garer, le collectif d’artistes Rebar (San Francisco) transforme des places de stationnement sur voirie en espaces verts éphémères. Comment? C’est très simple: tout simplement en allant prendre un ticket à l’horodateur et en s’installant avec pelouse, arbre et banc public. Les passants sont libres de nourrir le parcmètre et de prolonger ainsi l’existence de cet « espace vert ». A quand une coulée verte sur les Champs-Elysées?

Parkings automatiques pour vélos

septembre 2nd, 2009

pile-of-bikes-tokyo

Selon le Earth Policy Institute, environ 90% des habitants de Tokyo utilisent les transports en commun pour aller travailler, et 30% d’entre eux utilisent également un vélo pour se rendre à leur destination finale. Cela implique évidemment un trafic cycliste important dans la ville, et un besoin tout aussi important pour des parcs à vélos nombreux et surtout sécurisés.

Bien que l’encombrement provoqué par les vélos soit sans commune mesure avec celui de voitures garées au bord de la chaussée, leur présence en grand nombre sur les trottoirs de la ville est tout de même devenue un problème pour la municipalité.

Vous pouvez voir un exemple de ce système en action dans la vidéo ci-dessous :
La plupart de ces parcs nécessitent un abonnement mensuel d’environ 21 euros, avec des tarifs réduits pour les étudiants. Scanner sa carte d’abonné et déposer ou récupérer son vélo ne prend que quelques secondes, ce qui est tout à fait comparable avec le temps passé à mettre en place et verrouiller son indispensable cadenas dans le cas d’un stationnement sur un trottoir, la simplicité en plus.
Les kiosques déployés à Tokyo sous le nom d’ « Eco-Cycle » sont produits par la société japonaise Giken. Plus proche de nous, les espagnols de Biceberg proposent également des parkings automatiques pour bicyclettes. La société propose deux produits complémentaires : Biceberg est un système de parking en sous-sol qui peut contenir jusqu’à 92 bicyclettes alors que Bigloo est un système en surface, abrité par une coque où les vélos sont rangés via un système de rotation.
Ces innovations qui répondent de manière concrète aux préoccupations de cyclistes de plus en plus nombreux sont d’excellents exemples de technologies mises au service de l’éco-mobilité.

C’est pour cette raison que Tokyo est l’un des premières villes à expérimenter des parkings automatiques pour vélos. Grâce à ces kiosques à vélos souterrains, qui fonctionnement un peu sur le mode de nos anciens juke-boxes, les tokyoïtes peuvent désormais garer leur cycles automatiquement et en toute sécurité.  En plus des vélos, ils permettent également de laisser « en consigne » des accessoires comme un casque ou un sac de voyage. Cliquez ici pour voir une vidéo du système en action.

parking_automatique_velos

La plupart de ces parcs nécessitent un abonnement mensuel d’environ 21 euros, avec des tarifs réduits pour les étudiants. Scanner sa carte d’abonné et déposer ou récupérer son vélo ne prend que quelques secondes, ce qui est tout à fait comparable avec le temps passé à mettre en place et verrouiller son indispensable cadenas dans le cas d’un stationnement sur un trottoir, la simplicité en plus.

Les kiosques déployés à Tokyo sous le nom d’ « Eco-Cycle » sont produits par la société japonaise Giken. A titre d’exemple, la station Sakai-gun compte pas moins de 1440 places de vélos souterraines et 260 en surface.

02-2-hu-150

Plus proche de nous, les espagnols de Biceberg proposent également des parkings automatiques pour bicyclettes. La société propose deux produits complémentaires : Biceberg est un système de parking en sous-sol qui peut contenir jusqu’à 92 bicyclettes, tandis que Bigloo est un système en surface, abrité par une coque et où les vélos sont rangés via un système de rotation.

Ces innovations qui répondent de manière concrète aux préoccupations de cyclistes de plus en plus nombreux sont d’excellents exemples de technologies mises au service de l’éco-mobilité. Si vous souhaitez en savoir plus sur les innovations dans les parcs à vélos de part le monde (automatisés ou non), consultez sans plus attendre les études de cas de l’association anglaise Bikeoff.

Et vous, qu’en est-il dans votre ville? Pensez-vous que de tels systèmes soient susceptibles d’être déployés en France?

Des places de parking réservées aux véhicules propres

août 20th, 2009

Green Parking

Après avoir suivi l’année dernière un cours sur les problématiques environnementales, Clayton Hollowell, étudiant de dernière année à Brookfield Central, s’est employé à trouver des solutions à l’échelle de son université. C’est ainsi que lui est venue une brillante idée : comment récompenser les étudiants, professeurs et membres de l’administration qui viennent  à l’école en conduisant des véhicules « propres », tout en sensibilisant les autres au développement durable et aux économies d’énergie?

La « Green Space Initiative » était née.

Le programme, qui a démarré cette année, offre des places de parking bien placées et gratuites aux étudiants qui conduisent des voitures « vertes » comme la Toyota Prius. Les frais de parking, qui sont  normalement d’environ 200$ par an pour les étudiants, sont ici pris en charge par des entreprises sponsors. Cette initiative est également ouverte aux membres du staff.

Six places de parkings « vertes » sont déjà disponibles cette année, et le système ne demande qu’à s’étendre avec l’arrivée de nouveaux sponsors.

Si vous souhaitez en savoir plus, et, pourquoi pas, importer le concept en France, rendez vous sur le site de la Green Initiative.

Carrefour équipe ses parkings chinois de produits économiseurs d’énergie

août 20th, 2009

Schneider et CSPS (China Super Power Savings) ont commencé à équiper en produits économiseurs d’énergie les parkings des grandes surfaces Carrefour en Chine. Entreprise chinoise cotée sur Euronext, CSPS fonctionne sur un business model très original qui consiste à installer gratuitement ses produits et à se rémunérer en partageant avec l’entreprise cliente les bénéfices liés à la réduction de la facture d’électricité (sur une durée de 5 à 7 ans).

Le premier contrat avec Carrefour concerne l’hypermarché situé dans le quartier de Ma lien dao à Pékin, l’un des plus grands de la capitale. Deux autres contrats ont été signés et concernent les deux plus importants hypermarchés Carrefour de Shanghai. Les lampes de ces parkings (plus de 7000 dans le cas du parking de Pékin) seront remplacées par des tubes et des modules plus économes.

Le coût total de l’opération pour un hypermarché est d’environ 100 000 euros, et les économies d’énergie réalisées devraient rembourser l’installation en environ un an.

Le choix de CSPS par Schneider ne s’est pas imposé de lui même : un processus de sélection rigoureux a été mené, au terme duquel Schneider Electric est allé jusqu’à installer les produits CSPS dans ses propres bureaux à des fins de test! Ils ont ainsi divisé un étage en 3 sections: le premier était équipé de lampes traditionelles, le second de lampes CSPS et le troisième de boîtiers économiseurs d’énergie CSPS couplés à des lampes traditionelles.

A l’issue de ce test très empirique, il est apparu que les lampes CSPS avaient provoquées des économies d’énergie d’environ 36%, tandis que les boîtiers avaient permis d’en économiser 25%, et ce sans changer les lampes.

Eco-mobilité et développement durable à la SAEMES

août 5th, 2009

De nombreuses SEM (Sociétés d’Economie Mixte) se sont engagées, dans le cadre de leur activité de gestion du stationnement, en faveur du développement durable et de l’éco-mobilité. Cet article porte sur les actions menées par la SAEMES (Société Anonyme d’Economie Mixte d’Exploitation du Stationnement de la Ville de Paris) et inaugure une série d’études de cas sur le sujet.

La SAEMES est le 2e opérateur de stationnement à Paris, avec un chiffre d’affaires d’environ 37 M€ en 2007, et elle gère 55 parcs de stationnement à Paris et en Ile-de-France, soit 18 500 places. La SAEMES inscrit son action dans la cadre de la politique de déplacements urbains de la Ville de Paris (actionnaire à 75%) et a mené de nombreuses actions en faveur de la multi-modalité, de l’intermodalité, et de l’usage approprié de la voiture individuelle.

Voici un résumé de ses principaux faits d’armes dans la promotion de l’éco-mobilité :

  • Création d’une offre de stationnement pour vélos et proposition de vélos en location à la fin des années 1990
  • Inauguration en 2000 d’un des premiers dispositifs d’auto-partage parisiens hébergé par un parking (partenariat avec la société Caisse-Commune)
  • Places réservées aux véhicules électriques et équipées de stations de recharge
  • Mise en place depuis 2006 d’un tarif de stationnement « petit rouleur » : les conducteurs utilisant peu leur voiture bénéficient d’une réduction de 20 à 40 % (offre qui a également inspirée les gérants de Rouen Park)
  • Développement d’une offre de parc relais (déjà fournie en région parisienne via des opérateurs comme Vinci Park, Q-Park ou Veolia Transports)
  • Généralisation de la signalétique conduisant aux transports publics positionnés dans le voisinage du parking afin d’inciter les visiteurs à laisser leur voiture à l’entrée de la capitale
  • Distribution de calculateurs éco-mobile à sa clientèle des parkings publics, dans l’optique de les aider à choisir le mode de déplacement le plus adéquat pour chacun de leurs besoins
  • Vente de tickets de métro dans quelques-uns de ses parkings parisiens
  • Installation depuis janvier 2009 d’un système de tri sélectif des déchets dans l’ensemble de ses 55 parcs (poubelle jaune / poubelle verte)
  • Deploiement test cet été de vélos électriques à louer ( Parc Mairie du XVII,   Parc Notre-Dame,  Parc Sèvres Babylone).