L’électricité est, comme chacun sait, un poste d’exploitation important pour les parcs en ouvrage, l’éclairage et la VMC comptant pour la majeure partie de la facture. Dans « Le Stationnement Urbain : Opérateurs, Marchés et concurrence » (2008), Fabrice Coletto-Labatte montre ainsi que la structure de coûts d’exploitation des parcs est assez homogène selon les projets: env. 55% sont liés aux coûts de possession (amortissements et provisions), 28% sont constitués de coûts directs de production (dont les principaux postes sont la masse salariale et l’électricité), et enfin 17% proviennent des coûts indirects (frais administratifs etc.). Mais la problématique dépasse bien entendu la seule logique économique: le Grenelle de l’Environnement prévoit le retrait du marché des ampoules grandes consommatrices d’énergie d’ici à 2012, et les initiatives visant à favoriser l’émergence d’éclairages plus « verts » se multiplient dans de nombreux secteurs d’activité, dont le stationnement.
La société Intelsteer France s’est ainsi donnée pour ambition de réduire la facture énergétique des exploitants de parc, par le biais d’un mode de financement pour le moins innovant: la société assure gratuitement la fourniture et l’installation d’ampoules basse consommation, et se rémunère en prélevant un pourcentage des économies d’énergie réalisées pendant cinq ans. Ce modèle – qui présente le grand avantage de ne pas nécessiter d’investissement initial – n’est pas sans rappeler celui proposé par CSPS en Chine, que nous avions déjà évoqué dans un article en août 2009. La société Intelsteer, forte de plusieurs années d’expérience dans la région Asie-Pacifique, se targue par ailleurs de proposer des produits particulièrement simples à installer, grâce à un ingénieux système d’adaptateurs qui permet d’éviter le renouvellement de toute l’infrastructure des luminaires.
Et vous, avez-vous franchi le pas de la basse consommation? Avez-vous pu estimer les économies d’énergie réalisées par ce biais? N’hésitez pas à partager votre expérience!